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Faites place aux «SCALERATEURS»!

Faites place aux «SCALERATEURS»!

Ces dernières années, les grands groupes, mais aussi ETI et PME, ont multiplié les démarches d’innovation visant à travailler main dans la main avec des start-ups.

Création de direction innovation / open innovation, mise en place d’accélérateurs corporates, de lab ou de fonds d’investissement… les grandes entreprises ont cherché à élargir leur écosystème pour innover différemment, insuffler de nouveaux modes de collaboration en interne et surtout trouver de nouveaux relais de croissance.

Cependant, plus l’innovation est disruptive, plus les entreprises peinent à trouver les solutions pour généraliser ces business modèles. Aujourd’hui, la relation grand-groupe start-ups est bien plus une relation d’expérimentation que d’industrialisation.

Or, il devient essentiel de franchir le pas de l’industrialisation et du déploiement à grande échelle, si l’on veut que ces partenariats aboutissent à des relations économiques viables.

 

Mais qu’est-ce qui bloque ?

 

Lorsqu’il s’agit d’innovation de rupture, le grand groupe fait un véritable pari sur l’avenir.

Investir sur un business model inconnu et dont les risques ne sont pas mesurés, se détourner totalement ou en partie de son cœur de business , risquer de perdre son expertise sur son métier traditionnel (Kodak en est l’illustration), imposer sa vision vis-à-vis des métiers en interne qui se sentent attaqués, remis en cause et lutter contre le syndrome du NIH (non invented here) sont des décisions qui nécessitent un arbitrage méthodique pour certains, du courage et leadership pour d’autres !

Si les jeunes pousses ont besoin d’être accompagnées dans ce changement d’échelle pour répondre à de nouveaux enjeux logistiques, humains et financiers, les grands groupes, eux, ont besoin de se prémunir contre le risque d’un tel partenariat et ainsi d’évaluer l’apport économique d’une telle innovation ou encore sa scalabilité (capacité d’un produit et service à s’adapter à changement d’échelle / ordre de grandeur de sa demande).

Au-delà de ces changements d’organisation, il existe des contraintes juridiques, IT, achats ou encore de management qui freinent les deux partis dans l’industrialisation des innovations.

Qui plus est, le grand groupe attend souvent de ces petites structures des garanties (financières, solvabilité, gestion des datas,…) souvent excessives, freinant le passage à l’industrialisation. L’un des autres freins majeurs à ce changement d’échelle est lié au facteur humain et organisationnel.

Bien souvent, les équipes en charge d’un PoC et celles en charge d’une industrialisation ne sont pas les mêmes. Si la direction innovation est localisée à un endroit et les chefs de projet peu nombreux, en phase d’industrialisation, les équipes sont multi-sites et les interlocuteurs multiples. Changements d’interlocuteurs, changements de mindset, difficultés de collaboration !

Les grandes entreprises doivent donc se transformer en interne, faire évoluer leurs process et impliquer le plus tôt possible les business units et directions support pour simplifier, fluidifier la relation et in fine, pour soutenir le déploiement et supporter le risque d’une industrialisation.

 

C’est en partant de ces constats qu’IBM a ouvert en région parisienne le premier espace dédié à l’industrialisation de jeunes pousses. « Ce nouveau nid d’innovation » souhaite apporter des solutions et méthodologies pour accompagner les start-ups dans leur changement d’échelle et les grands groupes dans leur transformation et conduite du changement pour accueillir et accompagner cette industrialisation.

Alors, nouveau nom pour un accélérateur « de plus » ? Début d’une nouvelle tendance ? Suite logique des démarches d’open innovation ?

Quoiqu’il en soit, l’urgence est là pour les grands comptes et la solution miracle pour industrialiser n’a pas encore été démontrée !

 

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