Le processus de labellisation B Corp by Spring Lab 🌈

Rencontre avec Flore Oliveau, Impact Officer de Spring Lab

 

👋 Bonjour Flore ! 

👋 Bonjour Elodie. 

 

Merci de m’accorder le temps pour cet interview. Pour démarrer cette interview, notre question “rituel d’ouverture” : si tu étais un jeu de société, lequel serais-tu ? 

J’aime beaucoup cette question… ça en dit long sur la personnalité ! Pour ma part, j’adore les Unlock. L’idée de résoudre des problèmes, investiguer des indices, chercher des solutions m’anime beaucoup. Après, je dois avouer que j’ai un côté “Madame Je sais tout” et j’adore apprendre. Je suis une adepte des jeux du type Trivial Pursuit. En règle générale, dès que je peux apprendre des choses, j’aime bien ! 

 

Pourrais-tu nous parler de la grande nouvelle qui fait vibrer Spring Lab depuis quelques semaines ? 

Sourire. Dès mon arrivée chez Spring Lab, une des premières initiatives dont j’ai entendu parler est le processus de labellisation B Corp. Toute une démarche avait été conduite pour repenser la stratégie du cabinet sous le prisme de l’impact. Pour ma part, j’ai commencé à piloter la certification Société à Mission tandis que notre ancienne Responsable Communication & Marketing démarrait l’exploration du label B Corp. À son départ, avec l’aide de Mylène Daudier, Chief Impact Officer, ,nous avons porté les deux sujets pour nous amener jusqu’à l’audit – qui a démarré en juin 2023. Cela a été un travail de longue haleine, qui a mobilisé beaucoup de collaborateur·rice·s. Le 12 mars 2024, Spring Lab a été labellisé B Corp. 

 

Et avec une note de 86.9 points, c’est une excellente nouvelle ! Comment te sens-tu ?

Je crois que j’ai encore du mal à réaliser ! 3 mois après l’obtention, et à force d’en parler autour de moi, j’ai l’impression de prendre tout juste conscience de l’ampleur de cette transformation, dans nos manières de faire, mais aussi dans nos valeurs, dans notre culture. Nous étions 10 petits bras sur ce projet et je me sens sincèrement émue de tout ce chemin parcouru. À titre personnel, je pense que ce n’est pas donné à tout le monde de mener une certification Société à Mission et une labellisation B Corp à seulement 25 ans. C’était une année assez éreintante, mais j’en ressors d’autant plus fière. 

 

Et si l’on ouvrait le capot ! Comment pilote-t-on une labellisation B Corp ? 

La première étape est une étape de sensibilisation de l’ensemble des membres de l’équipe. Devenir B Corp doit être pensé comme un véritable projet d’entreprise, et non comme un processus pur et simple de labellisation. Ensuite, la question du pilotage est clé. Au tout début, nous avions adopté la stratégie du pas-à-pas, et procédions à partir de check-list mensuelles. Rapidement, nous avons structuré un outil de pilotage plus complet. Puis, nous avons démarré nos comités de pilotage mensuels, que nous complétions au besoin par des points hebdomadaires pendant les phases plus critiques. Mon obsession était de m’assurer que le plan d’action soit correctement suivi, même si je n’étais jamais seule. Avec Mylène et Pascale, nous formions un trinôme et nous avions des façons de travailler très complémentaires. Nous souhaitions atteindre les 90 points pour soumettre l’ensemble des documents à l’audit – qui a lui-même demandé un travail conséquent de préparation, orale et écrite. Je pense qu’une labellisation B Corp en dit beaucoup sur la capacité de collaboration au sein d’une entreprise : savoir s’écouter, prendre en compte l’avis de l’autre, agir avec intégrité.  

 

Quelles sont les conséquences de cette transformation ? Qu’est-ce qui a changé dans votre manière d’aborder le métier du conseil ? 

Sans hésiter : notre regard et notre vision de l’impact. Pour Spring Lab, c’est s’assurer que nos missions ne soient pas néfastes pour la planète ou pour la société, et qu’elles génèrent de l’impact positif. Nous avons formalisé des principes de mobilisation d’un comité éthique. Si nous jugeons qu’une mission peut potentiellement générer un impact négatif, ce comité se rassemble pour décider si nous acceptons ou non de mener cette mission. C’est un parti-pris très fort selon moi car il ouvre la voie vers l’épineuse question des renoncements. Et pour soutenir des renoncements, il doit y avoir des opportunités. Je suis heureuse de constater que nous sommes de plus en plus sollicité·e·s sur des enjeux d’expression et d’activation de stratégies RSE. Nous sommes maintenant identifié·e·s comme un partenaire qui a l’expertise pour adresser et accompagner les entreprises vers l’impact positif. 

 

En quoi ce projet – que tu as conduit – a une âme différente de s’il avait été conduit par une autre personne ? 

Je dirais que ma jeune expérience et mon regard neuf ont apporté la réflexion et le recul nécessaires à cette transformation : se poser les bonnes questions sur nos pratiques, prendre de la hauteur, clarifier le “pourquoi” de la démarche afin d’aller dans la bonne direction. J’ai aussi eu la chance de travailler depuis Toulouse dans un premier temps, puis depuis Paris – les deux bureaux de Spring Lab – ce qui a été une vraie force pour booster la collaboration et assurer l’efficacité durant les phases ultra-opérationnelles. 

 

Qu’est-ce que ce projet a développé ou renforcé comme conviction chez toi ? 

Qu’un chemin de transformation est fait de rencontres, avec soi-même, avec les autres. Quand je vois aujourd’hui qui nous sommes devenu·e·s, individuellement et en tant qu’entreprise, les convictions qui ont émergées, c’est assez bluffant. J’ai également vu naître un nouveau regard chez nos client·e·s et au sein de l’écosystème avec lequel nous travaillons. J’ajouterais que la place des discussions, du dialogique est clé, car elle est permettent de comprendre jusqu’où nous sommes prêts à aller et de se fixer ses limites.

 

Y-a-t-il des renoncements auxquels vous avez été confronté·e·s ? En quoi ont-ils été sains ? 

Le renoncement principal concerne les éléments que nous n’avons pas pu traiter. Il fallait prioriser et nous l’avons fait. Ce que je retiens, c’est qu’il faut y aller avec les “armes” que l’on a. Nous sommes une petite structure, nous n’avions pas d’équipe 100 % dédiée à l’obtention de ce label. Tout au long du processus, il a fallu faire preuve d’humilité et accepter qu’il y avait des sujets sur lesquels nous n’avions pas les ressources nécessaires pour aller plus loin. C’est cette prise de conscience qui nous a permis de capitaliser sur nos points forts. 

 

Qu’aimerais-tu dire à une entreprise qui souhaite se lancer dans la certification B Corp ? 

Que ce processus peut s’avérer long ! La recette, c’est de se fixer des objectifs à court terme, pour avoir le sentiment d’avancer, sans perdre de vue l’objectif final. Que la démarche de la labellisation est une véritable transformation interne : n’oublions pas qu’un changement de vision peut provoquer des oppositions. Il faut donc y apporter du soin : faire comprendre la démarche à l’équipe, partager ses convictions et donner envie à chacun·e de jouer un rôle. La belle surprise, ce sont toutes les rencontres que l’on peut faire tout au long du parcours ! 

 

Justement, pourrais-tu nous en dire plus sur vos échanges avec d’autres entreprises certifiées B Corp ? 

Nous avons trouvé un réel soutien de la part de notre écosystème – que ce soit dans notre réseau personnel, auprès de certains clients (SeaBird, Laboratoires Expanscience et Vestiaire Collective), et même de nos concurrents (Imfusio) ! Leurs conseils ont été précieux. Dans les moments où nous avions l’impression de ne pas voir le bout, avoir le soutien de personnes qui nous affirment que ça vaut le coup, qu’il ne faut rien lâcher est un vrai booster. 

 

Quel est le prochain sujet auquel tu as envie de te frotter ? 

 

Je dois reconnaître que l’année dernière, j’ai passé tellement de temps à préparer cet audit que j’en ai oublié ma propre inspiration ! Notre prochaine bataille sera celle de la mesure d’impact. Selon moi, c’est un gros sujet qui peut nous permettre d’aller chercher un meilleur score lors de notre re-certification B Corp. Il s’agit de créer un outil qui nous soit utile et simple, nous permettant de faire du reporting extra-financier qualitatif, notamment sur l’impact de nos missions.

 

Nous devenons officiellement un cabinet de conseil certifié B Corp avec une note fixée à 86,9 points !

 

Convaincu·e·s qu’un autre modèle d’entreprise est possible, nous avons initié, en 2020, une transformation engagée et audacieuse du cabinet vers l’accompagnement à impact positif. En 2021, nous devenons Société à Mission, guidé·e·s par une raison d’être : “Initier le mouvement vers un futur souhaitable.”

 

Nouvelle étape, cette fois aux côtés de la communauté mondiale des entreprises certifiées B Corp, avec l’obtention de la certification B Corp™ qui fixe des standards ambitieux et inspirants en termes de performance sociale, sociétale et environnementale. Un processus de certification exigeant qui a duré près de 2 ans et qui s’inscrit dans une dynamique de transparence et d’amélioration continue. 

 

« Le dépassement des limites planétaires, la fin du modèle volumique ne nous donnent pas d’autres choix

que d’explorer de nouvelles manières de faire. Nous avons la conviction qu’il faut créer de la valeur tout

en préservant la planète et en prenant soin des personnes.  La certification B Corp™ nous encourage à

expérimenter avec toujours plus d’exigence et de convictions de nouvelles approches et à écrire un

nouveaurécit enthousiasmant pour les entreprises dans ce monde en transition. Nous sommes

particulièrementheureux·ses et fier·e·s du chemin parcouru, et c’est loin d’être la fin.”

Vanessa Vierling CEO Fondatrice

  Vanessa Vierling   

 Fondatrice & CEO 

 

Un manifeste pour une ambition au service de la décarbonation de l’économie, de nouveaux modèles, plus justes, inclusifs, régénératifs. 

 

Avec cette labellisation B Corp, nous renforçons notre expertise pour accompagner les entreprises à bâtir des stratégies de décarbonation de leurs activités, à inventer de nouveaux modèles d’affaires à impact, à innover dans leurs produits, leurs services et leurs processus, à agir en coalitions pour un changement systémique. Faire mieux, plutôt que plus.  Sur le plan environnemental, sociétal mais aussi organisationnel. Nous sommes convaincu·e·s que ces transitions appellent de nouvelles manières de travailler plus collaboratives, un nouveau mode de gouvernance, ouvert et partagé, un leadership qui fait la part belle aux émotions et à l’intelligence collective. C’est sur tous ces domaines que nous agissons avec nos clients.

 

Cette aventure B Corp™ est une immense fierté pour nos équipes, dont la sensibilité aux enjeux

de la transition écologique et la quête de sens n’ont cessé de grandir. La métamorphose opérée grâce

au label a impacté progressivement notre rapport à soi, notre relation aux autres et notre rôle de

conseil stratégique. Nous murmurons à l’oreille des leaders. Nous avons une grande responsabilité

pour éclairer leurs décisions stratégiques tout en préservant leur souveraineté.  C’est un signal et

une reconnaissance forte pour ouvrir de nouvelles perspectives.” 

ylène Daudier Chief Impact Officer

Mylène Daudier 

Chief Impact Officer 

 

 

A propos de B Corp™

 

B Corp est un label à la renommée internationale. Progressiste et exigeant, il reconnaît les bonnes pratiques des entreprises en termes d’impact social, sociétal et environnemental, et dessine un chemin de progrès et de transformation au cœur de leur modèle d’affaires.

Aujourd’hui, B Corp fédère plus de 8 000 entreprises de toutes tailles et tous secteurs dans le monde, dont seulement 400 en France et 8 en Occitanie. Pour en savoir plus : https://bcorporation.fr/

 

 

Retrouvez ci-dessous notre manifeste qui affirme les convictions qui sous tendent notre certification B Corp.

 

 

NOTRE MANIFESTE 

 

Nous avons fait le choix de l’action.

 

Depuis 3 ans, Spring Lab s’est engagé à initier un mouvement vers un futur souhaitable pour nous, les générations futures et la planète. Chaque projet, chaque initiative que nous entreprenons est guidé par cette mission. Nous agissons avec l’intention sincère et profonde d’innover, de transformer et d’engager toutes les parties prenantes des organisations à démultiplier leur impact positif.

 

Le vivant ne doit plus attendre.

 

Limites planétaires, injustice, perte de sens. Nous sommes à un moment de l’histoire où les entreprises, petites et grandes, doivent mobiliser leur génie pour proposer un nouveau récit, opérer un changement profond de modèle, contribuer à façonner un monde vivable, équitable, inclusif, enthousiasmant.

 

Nous rejoignons la communauté des entreprises « B Certifiées ». 

 

Nous croyons en ces entreprises qui créent de la valeur tout en contribuant au bien-être de toutes et tous et en prenant soin de la planète. Devenir B Corp, c’est rejoindre ce groupe d’entreprises pionnières. Car seul un collectif peut agir de manière systémique et enclencher une bascule, un mouvement massif vers la mise en œuvre de nouveaux modèles régénératifs, exigeants et holistiques.

 

Nous sommes un laboratoire vivant.

 

Nous explorons de nouvelles manières d’accompagner les entreprises dans leur chemin de transformation vers l’impact positif – de leur modèle d’affaires, de leurs processus, de leurs modes de gouvernance, de leurs façons de travailler. Nous appelons à une nouvelle collaboration entre les entreprises, les pouvoirs publics, la société civile et les écosystèmes vivants. Depuis la prise de conscience jusqu’aux actions concrètes, nous sommes déterminées à engager toujours plus d’acteurs en mobilisant leur intelligence et leur cœur. Nous sommes là pour initier le mouvement vers un futur souhaitable.



Retrouvez nos engagements en tant qu’entreprise certifiée B Corp et Société à Mission ici.

 

Créativité en entreprise, mon oeil… Arme secrète ou poudre aux yeux pour la transition ?

 

On parie que des articles pour stimuler la créativité, vous en avez déjà lu ? Et on parie que ces articles vous ont souvent laissé perplexes ?

 

On ne compte plus les méthodes qui visent à aider les entreprises à se saisir de cette compétence – qui plus est – est reconnue comme compétence clé par l’ONU pour relever les défis du XXIème siècle.

 

Dans cet article, place aux idées reçues, aux convictions, aux histoires qui alimentent notre vision de la créativité. Spoiler Alerte : oui, la créativité peut être et doit être une arme pour la transition des entreprises.

 

1️ÈRE IDÉE REÇUE – LA CRÉATIVITÉ INCITE À CRÉER TOUJOURS PLUS DE NOUVEAUTÉS, DE BESOINS, D’USAGES…

La créativité est un outil que l’on peut utiliser pour produire du nouveau – voire, du superflu -, comme pour trouver des solutions simples, sobres et ingénieuses aux problèmes contemporains. C’est Matthieu Dardaillon qui le dit : “Les low-tech prouvent que l’on peut répondre aux besoins fondamentaux avec créativité et sobriété.” On en retient donc qu’être créatif ne veut plus dire faire mieux ou autant avec moins de ressources. C’est simplement faire différemment et voir plus loin que son produit, son service et son business plan à 2 ans. Partir du : « Pourquoi ces derniers sont-ils utiles ? » et aligner son intention de création avec les besoins des générations futures pour changer de prisme.

 

2️ÈME IDÉE REÇUE : LA CRÉATIVITÉ EN ENTREPRISE EST SOUVENT APPLAUDIE, MAIS RAREMENT RÉCOMPENSÉE.

Il est parfois difficile de faire bouger les lignes en interne et d’être soutenu pour réinventer certains paradigmes dans les organisations. Bonne nouvelle : les alliés se trouvent aussi hors des murs ! Pour (re)valoriser une initiative lancée au sein d’une entreprise, il faut savoir s’appuyer sur des soutiens externes. Louise Seguin nous raconte que “dans le cadre du festival Agir pour le Vivant, nous avons monté une résidence d’entreprises pour favoriser l’exploration apprenante. C’était assez transcendant, les personnes se sont réellement connectées les unes aux autres”. Une créativité pour inventer des futurs qui n’existent pas encore ou pour habiliter un groupe à porter une mission qui le dépasse. Finalement, c’est aussi se dire que les leaders de demain seront créatifs, ou seront perdus.

 

3️ÈME IDÉE REÇUE : ON NE PEUT PAS MESURER LA CRÉATIVITÉ.

Souvent considérée comme une soft skill intangible, la créativité est une composante de l’intelligence cognitive. La question n’est pas de savoir la mesurer, mais plutôt de savoir s’en saisir. “Vous pouvez faire les tests hors de prix des universités américaines pour mesurer votre créativité, mais isolée, la créativité ne sert à rien : elle devient importante quand on l’associe à la transformation” et ça, c’est Gauthier Helloco qui le dit. Le chemin créatif compte donc plus que sa destination. A quelles fins faut-il être créatif ? Comment créer et avec quelles parties prenantes ? C’est la réponse à ces questions qui doit guider nos élans créatifs pour passer à l’action – et ne pas rester bloqué·e en attendant LA bonne idée, souvent autocentrée. Le bon plat, c’est avant tout la bonne recette.

 

4️ÈME IDÉE REÇUE : LA CRÉATIVITÉ S’EXPRIME LORSQUE L’ON EST DOS AU MUR.

Certes, la nécessité engendre la créativité grâce à l’urgence. Pourtant, les idées produites “sous pression” sont parfois des solutions de rustine : elles débouchent rarement sur des propositions révolutionnaires. D’ailleurs, Matthieu nous rappelle que “Léonard de Vinci ne produisait pas une œuvre toutes les 25 minutes, il a mis 15 ans à sortir La Joconde… ”. On se dit ici que la créativité ne se déclare pas, elle se planifie. Les changements profonds prennent du temps et donc la créativité prend de la place. Pour être créatif et proposer des changements radicaux, on ne peut faire l’économie du temps long voire du vide ! Il s’agit ici de libérer l’espace cognitif, temporel et physique d’un maximum d’individus pour exprimer leur potentiel créatif et faire face aux défis des prochaines décennies. Et si le premier pas pour être créatif était de libérer nos agendas ?

 

5️ÈME IDÉE REÇUE – LA CRÉATIVITÉ A UN CÔTÉ “FANTASQUE”.

Joanna Macy, Kate Raworth ou encore Richard Dawkins sont des esprits créatifs qui prouvent que la créativité peut être très concrète et insuffler du changement. “Au-delà de critiquer le système économique actuel, Kate Raworth propose une autre manière de voir l’économie. Et c’est bien le fait de proposer différemment qui rend ses idées si puissantes.” explique Matthieu Dardaillon. Et si nous cessons de percevoir les contraintes comme subies ou bloquantes ? Percevoir une contrainte comme positive permet de se mettre en mouvement, nous oblige à trouver de nouvelles façons de faire. Autrement dit, elle stimule notre créativité et ouvre de nouveaux champs possibles. Une contrainte : super nouvelle !

On terminera en mentionnant que la créativité vient aussi du cœur ! Comme la colère ou la joie, les émotions fortes sont le point de départ de tout élan créatif. Dans les arts comme dans le business, toute transformation commence par une émotion.

 

Ces convictions et ces apprentissages sont issus de la deuxième rencontre À (pile) POIL et sont le fruit des témoignages de nos 3 intervenant·e·s :

Auteur de l’ouvrage « Encore un p***** de bouquin sur la créativité » : Gauthier HELLOCO, expert en vulgarisation des comportements créatifs associés à la résolution de problèmes.

Louise SEGUIN, Responsable de la communication chez B Lab France. Elle fait également partie du collectif “Les Enragé·e·s” qui rassemble les jeunes communicant·e·s “mordus d’engagement”. Quel est le rôle de la créativité pour initier et/ou soutenir les puissants changements à venir ?

Matthieu DARDAILLON, ancien Président exécutif de Ticket For Change. Expert du changement systémique et infatigable explorateur, il a ouvert une année de « vide fertile » pour enrichir et affiner ses convictions sur la réinvention de nos modèles et la construction d’un futur désirable.

 

À (pile) POIL est conçu par SPRING LAB et Canary Call. Pour en savoir plus sur ce concept, cliquez ici.

 

 

Échange avec Yannick Ratte, pionnier de la Transformation Ecologique ♻️

 

 

Je suis ravie de vous partager ma discussion avec Yannick RATTE, un pionnier de la transformation écologique, hors du commun, que j’ai eu le plaisir d’accompagner depuis 10 ans chez Veolia et récemment dans sa prise de fonction en tant que directeur général de la SARP, filiale du groupe, spécialisée dans le domaine des déchets liquides.

 

 

Peux-tu nous raconter en quelques mots ton parcours professionnel ?

 

Après une formation d’ingénieur de l’Ecole des Ponts Paristech, j’ai intégré la banque IndoSuez dans l’activité financement de projets. A Hong Kong puis à Paris, cette expérience a été très formatrice pour comprendre les tenants et aboutissants de projets d’infrastructures structurants. Après quelques années, j’ai souhaité rejoindre un industriel, une entreprise, pour “faire les choses” et non plus seulement les accompagner.

C’est ainsi que j’ai intégré d’abord la Direction Financière Internationale de Veolia, puis Veolia Eau France dans différents postes en opérations : Directeur dans une agence territoriale et Directeur Régional. Ensuite un nouveau départ en Asie comme Directeur Général de Veolia Japon, puis de retour en France comme Directeur Général Adjoint en charge du développement chez Veolia Eau France.

Depuis mai 2023, je suis directeur général de la SARP, filiale de Veolia, spécialisée dans le domaine des déchets liquides. La SARP exerce des activités dans les domaines de l’assainissement, de l’hygiène du bâtiment et de l’air, de la collecte et de la valorisation des déchets ou encore de la maintenance industrielle.

 

 

Comment sont nées ta sensibilité et tes convictions sur les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux ?

 

Très tôt, j’ai eu une appétence pour un métier essentiel, d’utilité sociale ou sociétale comme l’eau ou l’énergie. Mes études d’ingénieur ont développé ma vocation de construire des infrastructures dans une approche de temps long avec une idée de progrès, pour la société et pour l’environnement.

Rapidement, j’ai acquis la conviction que les entreprises capables de concrétiser de grands projets d’infrastructures avaient un rôle important à jouer dans la réponse aux enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux. Comme le dit le Président de Veolia, Antoine Frérot, “l’entreprise n’est prospère que si elle est utile”. Cette phrase résume bien ce qui me motive et me fait avancer dans mon activité professionnelle : faire partie d’un collectif utile à la société, délivrant des services essentiels.

Depuis 2-3 ans , nous évoluons dans un contexte de polycrises : crise sanitaire, guerre en Ukraine et crise de l’énergie qui a suivi, inflation, évènements climatiques extrêmes, inondations et incendies qui se multiplient, sécheresse, tensions sur certaines matières premières. Toutes ces difficultés sont les symptômes concrets des défis qui sont les nôtres. Elles n’ont fait que renforcer mes convictions et mon envie d’agir concrètement et rapidement.

 

 

À ta prise de fonction de Directeur Général de la SARP, tu as fait de la Transformation Écologique un élément central de la stratégie d’entreprise. Pourquoi ?

 

D’abord, le groupe Veolia se positionne comme l’entreprise de référence de la transformation écologique, Veolia s’engage à accélérer et à massifier le déploiement de solutions existantes, tout en créant celles de demain.

La SARP fait partie intégrante du groupe Veolia. En rejoignant la SARP, il me paraissait important d’affirmer cette volonté de la SARP de contribuer activement à cette transformation écologique. Le sentiment d’urgence et mes convictions personnelles m’ont poussé à vouloir agir collectivement avec les 6500 collaborateurs SARP qui œuvrent au quotidien, parfois sans le dire, à la transformation écologique de nos clients.

J’avais envie, dans 20 ans, de pouvoir regarder en arrière et faire le bilan de nos actions et me dire “Nous avons fait ce que nous avions à faire. Nous nous sommes mobilisés. Nous avons fait de notre mieux pour être à la hauteur de nos responsabilités”. Les entreprises, car elles sont, je dirai par essence, des entrepreneurs, ont cette responsabilité de faire évoluer les choses. Elles peuvent contribuer à faire en sorte de laisser à nos enfants un héritage viable, des infrastructures performantes d’un point de vue environnemental.

Nous devons avancer main dans la main avec nos parties prenantes, convaincus que les impératifs économiques, environnementaux, sociaux et sociétaux doivent s’appréhender comme un tout indissociable. L’exigence de nos parties prenantes sur ces sujets, que soient nos collaborateurs ou nos clients, est de plus en plus importante et nous nous devons d’apporter une réponse à la hauteur de ces enjeux.

L’expertise du Groupe Veolia en termes de transformation écologique m’a semblé une opportunité de synergie et d’accélération que nous devions saisir. La SARP doit suivre la trajectoire du groupe tout en trouvant sa propre déclinaison de la transformation écologique.

 

 

Comment cela s’est-il orchestré ?

 

J’ai souhaité embarquer le top management dès le départ de la réflexion. En effet, il me semble essentiel que les managers s’approprient pleinement le sujet, soient en mesure de l’incarner et le traduisent dans leur quotidien. C’est pourquoi nous avons co-construit avec eux le positionnement souhaité sur la transformation écologique en exprimant ensemble une nouvelle raison d’être, une promesse à nos clients ainsi que des engagements stratégiques, au cours d’une série d’ateliers d’intelligence collective.

Ce travail est loin d’être un exercice marketing : il a permis aux personnes impliquées de se poser les bonnes questions sur le rôle à jouer de la SARP, sur sa responsabilité, son utilité, unique et différenciante et sur comment agir plus fortement encore demain. Finalement comment définir la vision de notre métier dans une économie qui doit se décarboner et diminuer sa consommation de ressources naturelles.

Plusieurs questions ont été structurantes pour infuser la transformation écologique dans la stratégie :

  • Comment proposer une offre qui contribue à décarboner les activités de nos clients ?
  • Comment moins polluer et mieux prévenir la pollution ?
  • Comment consommer moins de ressources ? limiter la consommation d’énergie ?
  • Et comment s’adapter aussi bien sûr aux conséquences déjà concrètes du réchauffement climatique (inondations, canicules, sécheresse par exemple) ?Les premières réponses à ces questions nous permettent aujourd’hui de dessiner la feuille de route de la Transformation Écologique.

 

 

Une fois de plus, tu as choisi de te faire accompagner par Spring Lab. Pourquoi ?

 

En effet, après avoir accompagné Veolia Eau France dans une démarche de co-construction similaire, Spring Lab nous a aidés avec ses méthodes d’intelligence collective et une façon bien à elles de nous challenger en apportant leur regard extérieur à l’entreprise, en nous questionnant sur notre niveau d’ambition au regard des défis écologiques et sociétaux. Spring Lab nous a aidés à concevoir et à structurer la gouvernance et l’engagement des parties prenantes pour que la Transformation Écologique soit progressivement l’affaire de tous, du top management aux collaborateurs de terrain. Springlab nous a proposé plusieurs approches innovantes que nous avons pu adapter et discuter collectivement. Notre objectif est de démultiplier la mobilisation et l’impact dans les territoires car nous sommes très décentralisés.

 

 

Quel a été ton rôle dans la diffusion de la transformation écologique ?

 

En tant que dirigeant, mon rôle est celui de premier ambassadeur de la transformation écologique au sein de l’entreprise. Je crois fermement que pour que la transformation écologique réussisse, il est essentiel que le dirigeant soit véritablement convaincu et enthousiaste à ce sujet. Changer demande de l’énergie et il n’y a pas d’énergie sans motivation sincère.

Je considère mon rôle comme celui d’un catalyseur, d’un stimulant en favorisant un environnement propice à la transformation. Il est de ma responsabilité de nourrir en permanence cette volonté de changement au sein de l’entreprise, en veillant à ce que les conditions nécessaires pour la croissance de cette transformation soient constamment présentes.

Mon engagement ne se limite pas seulement à l’interne de l’entreprise, il s’étend à toute la filière. J’ai pris la parole de manière proactive pour acculturer et sensibiliser non seulement nos collaborateurs, mais aussi tous les acteurs impliqués dans notre secteur. Agir au sein de la filière est crucial pour créer un élan collectif vers d’autres modèles.

 

 

Quels enseignements souhaiterais-tu partager à un.e autre dirigeant.e pour se lancer dans cette transformation ?

 

Je partage 6 enseignements précieux dans notre parcours vers la transformation écologique.

1. Être profondément convaincu du bien-fondé de cette démarche. La transformation écologique demande un engagement à long terme, il faut tenir la distance. Il faut avoir conscience que cela va prendre du temps.

2. Confronter sa conviction en dialoguant avec des pairs engagés, s’inspirant de leurs expériences et convictions. Je recommande également de nourrir sa culture et ses connaissances continuellement par de la veille via des articles, des conférences, des podcasts.

3. Embarquer sa gouvernance, rechercher son adhésion à la transformation écologique me paraît être une condition sine qua non. Dans mon cas, le positionnement du groupe Veolia “acteur de référence de la Transformation Écologique” a facilité un accueil favorable à notre démarche au sein de la SARP.

4. Co-construire avec son Comité de Direction dès le début de la réflexion est une étape cruciale.

5. Anticiper le passage à l’échelle avec une gouvernance solide du projet de transformation. Il faut mettre en place les relais nécessaires transverses et au plus près du terrain.

6. Embarquer ses collaborateurs et éveiller les consciences. Pour cela, il faut s’appuyer sur l’existant et rechercher la motivation de ses collaborateurs en identifiant les actions qu’ils peuvent entreprendre pour en faire des acteurs engagés dès le début. Nous avons, par exemple, montré comment certaines de nos offres existantes répondaient déjà aux défis de la transformation écologique comme la décarbonation, la régénération des ressources et la dépollution.

 

 

 

✨ Joyeuse année 2024 sous le signe du vivant 🌱

 

 

Toute l’équipe Spring Lab vous souhaite une très belle et joyeuse année 2024, une année (re)connectée au vivant pour vous, vos proches, vos collègues et votre entreprise !

 

 

Cette nouvelle année s’ouvre devant nous comme une page blanche, prête à être griffonnée de nouvelles idées, à accueillir les prémices de projets à impact positif, à écrire de nouvelles connexions.
Et si nous regardions 2024 avec de nouvelles lunettes ?
Et si les 366 prochains jours étaient teintés de la boussole du vivant ?

 

 

La boussole du vivant, qu’est-ce que c’est ?

 

C’est un outil conçu et développé par Lumia et Axa Climate pour mesurer la prise en compte des 9 principes du vivant, c’est-à-dire les principes qui régissent la vie sur Terre et que l’on peut transposer au sein d’une organisation. Observer la boussole de son entreprise, dessiner sa propre boussole individuelle : c’est là que se trouve le premier pas vers l’exploration de la régénération

 

Chez Spring Lab, 3 des 9 principes du vivant nous inspirent tout particulièrement. En 2024, nous commençons cette exploration. Celle de la Singularité, initiée par l’expression d’une vision pour le métier de l’accompagnement à impact, celle de l’Interdépendance, avec la conviction que seules des coalitions engagées auront la puissance de créer de nouveaux paradigmes et celle de la Création Continue, pour expérimenter de nouvelles méthodes et outils visant à prendre soin du bien commun.

 

Et vous, à quoi ressemble votre boussole pour 2024 ?

Voici quelques questions qui pourraient vous inspirer de nouvelles résolutions !

 

 

Les principes du vivant

 

Interdépendance

L’Interdépendance :

Les systèmes vivants sont interdépendants. Nous sommes tous les maillons d’une même chaîne et plus nous avons d’interactions, plus notre système devient robuste.

Qui dépend de vous et de qui dépendez-vous ? Quelles nouvelles interactions souhaitez-vous créer ? Aux côtés de qui auriez-vous envie de vous engager (organisation, association) ?

 

Équilibre dynamique

L’Équilibre dynamique :

Un système vivant est robuste à partir du moment où les flux entre chaque élément sont équilibrés.

Quelles relations souhaiteriez-vous rééquilibrer ? Comment pourriez-vous le faire ?

 

Pas de déchets

Le “Pas de déchets” :

La nature ne produit aucun déchet. Le trop plein des uns sert aux autres et ainsi de suite.

Identifiez un trop-plein de choses non utiles dans votre vie. Comment pourriez-vous repenser ce trop-plein (réduire, réparer, recycler, réutiliser, déléguer…) ?

 

Sous-optimalité

La Sous-optimalité :

La nature n’est jamais à 100 %. Elle observe de longs cycles de repos comme l’hiver par exemple pour être prête à rayonner et à créer à nouveau au printemps.

Sur quoi auriez-vous envie de lever le pied ? Quels seraient les avantages d’un rythme de fonctionnement différent ?

 

Croissance limitée

La Croissance limitée :

Aucun système ne croît perpétuellement. Nous avons tous une taille limitée.

Où pensez-vous avoir atteint votre limite et comment pourriez-vous l’honorer plutôt que de la dépasser cette année ?

 

Diversité

La Diversité :

Plus les systèmes sont divers plus ces derniers sont robustes.

Dans quelles mesures votre entourage et votre environnement sont-ils source de diversité ? Comment pourriez-vous plus les diversifier en 2024 ?

 

Pas de centre

Le “Pas de centre” :

Un système vivant fonctionne de manière décentralisée. Chaque élément a sa propre marge de liberté pour grandir dans les contraintes données par son environnement.

Sur quel projet, pourriez-vous imaginer prendre des décisions différemment ? Et si vous laissiez la place à la prise de décision par consentement (=valider une décision si aucun membre du groupe ne s’y est opposé) ?

 

Singularité

La Singularité :

Chaque système vivant à sa singularité propre qui représente une force pour le collectif.

Qu’aimez-vous particulièrement faire sans compter ? Comment pourriez-vous cultiver et affirmer cette appétence pour en faire bénéficier les autres ?

 

Création continue

La Création continue :

Un système vivant créé spontanément de façon continue.

Qu’aimez-vous créer naturellement ? Comment pourriez-vous nourrir cette créativité spontanée ?

 

 

 

Partagez-nous vos réflexions !

 

 

 

 

 

 

🌱 Spring Lab x Canary Call 🐥 – Une collaboration qui tombe pile poil

 

 

Coalition, co-design, collaboration … ou tout simplement partenariat …

 

Les enjeux de transformation sont tellement systémiques qu’ils ne s’envisagent ni ne se résolvent seuls. Ici aussi un des principes du vivant nous inspire : l’interdépendance et la diversité. Alors, lorsque nous avons pensé à créer À (pile) POIL, un nouveau genre de rencontres pour traiter les transformations, nous avons cherché un.e partenaire qui complète notre expertise et partage nos valeurs. 

 

Et tadam,  Marie Jadeau, rencontre Perrine Grua, fondatrice de Canary Call lors d’une interview quelques mois avant sa prise de fonction chez Spring Lab, (épisode passionnant sur sa précédente expérience professionnelle à découvrir juste ici). Et c’est LA rencontre. Une rencontre qui marque, tant sur le plan humain que sur celui du projet. 

 

Une rencontre de Spring Lab et de Canary Call avec deux raisons d’être, différentes et complémentaires :  

 

🟢  Spring Lab : “Initier le mouvement vers un futur souhaitable”,

🟢  Canary Call : “Activer les rencontres entre les talents et les besoins du monde”. 

 

 

Voilà un parfait combo pour accélérer les transitions, humblement à notre niveau.


📝  Et c’est ainsi que naît notre projet commun A pile Poil, une série de rencontres sans complexe, qui défrichent les transformations des entreprises vers l’impact positif et donnent des clés pour passer à l’action.  

 

👉  À « pile » : car nous explorons les sujets du moment : « c’est pile poil ce qu’il vous faut ! »

👉  À « poil » : car nous allons à rebrousse poil des idées reçues ! 

 

✨  Ce qui a si bien marché ? Rassembler les participant·e·s autour d’intervenant·e·s engagé·e·s et ouvert·e·s pour challenger leurs expériences, tout en vivant une expérience décalée, intimiste et authentique. 

 

Nous vous proposons un aperçu de notre premier événement autour de la Régénération à travers un retour en images au bar oé.

 

 

 

 

 

 

Et la suite, vous nous direz ? Quels sont les sujets clés qui nous inspirent/stimulent ? Créativité, Gouvernance partagée, la puissance des émotions dans les transformations… Stay tuned ! 

 

Merci encore à Karen Lemasson, David Ravet et Nicolas Serva pour avoir accepté notre invitation pour notre première édition.

 

 

A très vite pour de nouvelles aventures À (pile) POIL !

 

 

🌱 À (pile) POIL – Retour sur la première édition 🎙️

 

 

À (pile) POIL, c’est une série de rencontres sans complexe proposée par Spring Lab et Canary Call, qui défrichent les transformations des entreprises vers l’impact positif et donnent des clés pour passer à l’action !

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👩‍💼 Aujourd’hui, nous mettons en lumière Emmanuelle Durand-Rodriguez, journaliste engagée depuis plus de 25 ans.

 

🌟 Membre du Comité Mission de Spring Lab depuis 2 ans, Emmanuelle incarne la fusion entre le journalisme et l’action, contribuant à façonner un monde plus équilibré et résilient.

 

🎙️ Elle aime par-dessus tout “interviewer et comprendre les entrepreneur.es et les chercheur.es, des passionné.es dont l’énergie combinée peut faire la différence”.

 

🤝 Sa mission : connecter des mondes qui se connaissent mal et porter leurs voix.

 

💪 Une véritable fierté pour Spring Lab de valoriser son engagement et sa contribution à la communauté. Emmanuelle est un exemple inspirant de l’impact que le journalisme engagé peut avoir dans la construction d’un monde meilleur.

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📆🥂On vient d’avoir 2 ans !

 

Pas 2 ans d’existence, non (quoi que cela en rajeunirait certaines 👀) ; 2 ans que Spring Lab est devenue Société à mission ! ✨💪

 

Alors oui, nous sommes fièr.e.s, car plus qu’un statut juridique, nous avons su en faire un véritable tournant dans la vie de Spring Lab !

 

📅  2 ans après, ce qui a changé pour nous :

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Pourquoi Greenly ? 🌱

 

Parce que nous recherchons la même chose : la quête de durabilité pour les entreprises quelles qu’elles soient. 

 

Greenly et Spring Lab c’est le match parfait : des experts qui ont la volonté de propulser vos stratégies de transformation et d’innovation à impact vers des futurs souhaitables afin de concilier impact écologique et social et performance économique. 

 

En unissant nos forces, nous œuvrons avec complémentarité et coopération pour un avenir plus durable : mesure carbone, diagnostic, stratégie, actions, réactions, transformation & innovations. 🚀✨

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